M. d'Aiguillon et Rouget de Lisle
(Page mise à jour le 3 octobre 2022)

Rouget de l'Isle chante la Marseillaise, tableau d'Isidore Pils de 1849, conservé au Musée des Beaux Arts de Strasbourg ; officiellement, la scène se passe le 24 avril 1792 chez le maire de Strasbourg, le baron Henri de Dietrich. (1)
Selon André Castelot, dans Destins hors -série de l'histoire (Librairie académique Perrin, 1964, p.430 à 436), la scène date du lendemain, et c'est Dietrich qui chante accompagné au violon par Rouget de l'Isle et au clavecin par une dame. Etaient présents : le maréchal de Lükner, commandant en chef de l'Armée du Rhin, le général duc de Biron, le député prince Victor de Broglie, le comte d'Aiguillon (Armand-Désiré de Vignerod), le colonel Dufalga, le général du Chastelet, le procureur de la commune de Strasbourg, son secrétaire-greffier, un officier d'état-major, Masclet et le capitaine Cafarelli.


(1) Henri Guillemin, dans La Première résurrection de la République, écrit : "Et qui est ce Dietrich, le maire de Strasbourg, chez qui, dans le tableau célèbre qui est au Louvre, on voit Rouget de l'Isle chanter La Marseillaise ? Dietrich, c'est le "roi du fer", en Alsace, un très puissant maître de forges. Ces beaux meubles, ces mises élégantes, ce sont des centaines d'ouvriers, mangeant à peine et travaillant comme des forçats, qui les ont payés."

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